Un monde de procrastination

Blog personnel de Martin Régent : Réflexions ((f)utiles…?) sur un monde ((f)utile…?)
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Un Roman français de Frédéric Beigbeder

Martin | 5 octobre 2011 | 23:47

Ce n’était pas le premier roman de Beigbeder que je lisais et c’est celui que j’ai préféré sans aucune hésitation.

Comme dans ses autres livres, on retrouve le côté direct de cet auteur moderne, son style percutant, ses coups de gueule sur la société et la vie mais pour une fois, ça sonne juste car il parle en son nom et non pas caché derrière un personnage plus ou moins fictionnel.

Le roman tire son origine de son arrestation très médiatisée lors de consommation de cocaïne sur la voie publique. Cette péripétie de la vie est alors l’occasion pour Beigbeder de retracer sa vie, de son enfance à sa vie actuelle, passant en revue différents événements formateurs de son existence durant sa garde à vue et son emprisonnement.

On découvre ainsi la concurrence avec son frère, son complexe relatif à son corps et à son image mais aussi ses faiblesses. C’est ce côté que j’ai apprécié dans ce livre, percer la carapace de ce monstre médiatique. Lire la suite »

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Ce soir, j’ai regardé sous la couverture

Martin | 4 octobre 2011 | 0:05

Ce soir, en commençant 1Q84, le dernier Murakami, je me suis fait la réflexion que j’aimais par desssus tout lire un broché accompagné de sa couverture même si parfois la préhension du livre s’en trouve compliquée, la couverture glissant et faisant parfois perdre la page en cours.

Cette couverture, object markété, designé et étudié pour parfaire l’oeuvre ou mieux la vendre recouvre le livre ; cet appendice par lequel l’oeuvre est ainsi enjolivée, comme sobrement accompagnée par cette seconde peau colorée reprenant bien souvent les caractéristiques de la première de couverture. Couleur. Police. Agencement. Parfois non, la première de couverture de l’imprimé étant  simplement blanche avec en noir ou en rouge le titre, le nom de l’auteur et celui de l’éditeur.

Lors de la lecture d’un roman, j’avais toujours ce rituel bizarre de ne pas regarder sous cette couverture. Surtout ne pas entraver la première idée que j’avais sur le livre en laissant mon regard et mon esprit divaguer sur la recherche graphique de cet enjoliveur.

Ce soir j’ai regardé. Sous la couverture, j’ai glissé mon regard et le charme s’est comme brisé. C’est tout bête, je ne le fais jamais mais un simple geste aperçu aujourd’hui je ne sais plus où m’a incité à bouger cette couverture habituellement sacrée. Dans les transports il me semble, une femme qui lisait s’est servie du rabat de la couverture de son broché pour garder sa page. Cela a aiguisé ma curiosité et fait voler en éclats l’état intouché de la couverture. Lire la suite »

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Tuer le père de Amélie Nothomb

Martin | 28 août 2011 | 16:12

Tuer le père - Amélie NothombComme à chaque rentrée littéraire et à même période, les libraires ont vu débarquer le dernier Amélie Nothomb.

Passé par hasard à la Fnac, j’en suis ressorti les bras chargés de livres dont celui-là, amateur de la romancière belge, attiré par sa couverture très graphique et par son titre fort : “Tuer le père”

Comme souvent chez Nothomb, c’est un peu sa marque de fabrique, le roman est court. Celui-ci ne déroge pas à la règle puisqu’il ne fait que 150 pages. Il se lit très vite. Je l’ai lu en 1h.

Le thème abordé au long de ces 150 pages est celui du jeu et de la magie. Ce n’est en réalité qu’un artifice, une façade utilisée pour mieux égayer ce qui est le vrai thème de ce roman à mes yeux, l’initiation à la vie du personnage principal et son psyché. On suit de l’adolescence au début de sa vie d’adulte un jeune garçon très doué aux cartes et recueilli par un grand magicien et sa femme. On suit alors son éveil à la vie, à l’attirance des femmes et son rapport à ce père adoptif jusqu’à découvrir son réel but.

Comme souvent dans les romans de Nothomb, le récit est très bien construit. On a ici droit en introduction à un bout de la conclusion qui permet ensuite de faire un flashback sur le reste de livre pour revenir enfin au dénouement qui est là encore inattendu et assez couperet. Là encore, c’est un peu habituel avec Amélie Nothomb. Lire la suite »

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La Carte et le territoire de Michel Houellebecq

Martin | 5 juillet 2011 | 21:27

Alors que j’étais parti pour me lire tous les livres de Houllebecq dans l’ordre, ayant commencé avec “ Extension du domaine de la lutte“, devenu un véritable livre fondateur depuis, j’ai sauté à celui-ci après avoir lu “Les particules élémentaires” dont le résumé arrivera un peu plus tard.
Pourquoi ?

Simplement car je l’ai acheté en broché dès sa sortie en librairie et que le Goncourt m’a vraiment donné envie de le lire. Bien que j’aime le style Houellebecq, les prix littéraires m’avaient auparavant semblé ne récompenser que des livres éloignés de la réalité, peu intéressants de mon point de vue de lecteur.

Donc, avec le battage médiatique que le livre a suscité, j’ai décidé de me lancer dans sa lecture alors qu’il avait rejoint les dizaines de livres en attente de lecture chez moi.

J’ai, pour la petite histoire, avec ce livre, une nouvelle fois piraté un livre que j’avais acheté légalement pour le lire sur mon reader, la version numérique n’étant pas dispoible puis payante quand elle l’est devenue, je n’allais pas la racheter pour la lire en numérique !

Peut-on d’ailleurs encore parler de piratage quand on télécharge illégalement une oeuvre qu’on possède ? Si Hadopi surveillait les livres, peut-être me serais-je fait prendre pour avoir récupéré une oeuvre que j’avais acquise légalement ? Vaste débat…

Revenons au livre et à sa substance. Clairement, j’ai bien aimé, vraiment. Autant “les particules élémentaires” m’avait paru un peu long et lourd après “extension du domaine de la lutte”, autant là, le style et l’histoire sont parfaitement maîtrisées si bien qu’on se laisse bien plus facilement porté par l’intrigue. Lire la suite »

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Le vol des cigognes de Jean-Christophe Grangé

Martin | 26 juin 2011 | 22:24

Avec “Le Serment des limbes” et “Miserere”, probablement l’un des meilleurs livres de Grangé qu’il m’ait été permis de lire jusque maintenant.

L’histoire débute avec le meutre suspect d’un ornithologue suisse reconnu, Böhm. Ce dernier venait de “recruter” un doctorant, Louis Antioche, au passé trouble pour enquéter sur la disparition inexpliquée de ses cigognes lors de leur migration. Antioche découvre rapidement que Böhm avait subi une transplantation cardiaque apparemment avant que cette technique ne soit officiellement découverte…

On ne sait d’abord pas grand chose de ce jeune homme sauf qu’à la suite d’un accident étant jeune il a perdu toute sensation dans ses mains brûlées. Bien que son “employeur” soit décédé, Louis Antioche décide de terminer sa mission et part suivre les cigognes.

On le suit donc à Paris, en Europe de l’Est, au proche Orient et en Afrique sur les traces de meutres rituels sordides autour des cigogones, dans ce qui ressemble de plus en plus, pendant l’histoire, à un voyage initiatique pour cet homme.
Pour le lecteur, c’est un joli panorama de paysages bien décrits et de personnages rencontrés par Louis Antioche.

Petit à petit, on comprend en effet toute l’histoire et on joint les bouts laissés volontairement disjoints par l’auteur et on tisse soi-même les relations entre les personnages du livre. Lire la suite »

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Miserere de Jean-Christophe Grangé

Martin | 20 mars 2011 | 18:11

Encore un bon thriller de Grange dans la veine des rivières pourpres avec un duo d’enquêteurs, un vieux briscard d’origine arménienne à la retraite et un jeune d’origine russe ayant quelques soucis de drogue et une histoire tumultueuse.

L’histoire nous emmène dans Paris puis en province sur les traces d’un meurtre mystérieux perpétré sur un maitre de choeur dans son église. Ce dernier est mort de la perforation de ses tympans par une arme inconnue et un tueur inconnus.

L’histoire et l’enquête avancent au travers des originies chiliennes de cet homme ayant participé aux atrocités du régime de Pinochet.

Tout un pan du roman est alors consacré à la torture sous toutes ses formes. Cela va même assez loin puisqu’au travers du Chili, on en arrive même au nazisme…

Bref, c’est donc une enquête assez noire qui fouille dans le côté sombre de l’être humain. Lire la suite »

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Le serment des limbes de Jean-Christophe Grangé

Martin | 13 mars 2011 | 23:58

“Une intrigue extraordinaire et un récit maîtrisé à la perfection”. Voilà ce que je dirais si je devais résumer ce livre à une seule phrase.

J’avais déjà lu plusieurs romans de Grange, des résumés arriveront d’ailleurs plus tard, mais celui-ci est de loin à mes yeux le meilleur qu’il m’ait été permis de lire.

J’ai découvert ce thriller grâce aux recommandations de lecture de Amazon en regardant le site dans la rubrique livres après avoir acheté notamment le Rasoir d’Ockham. Je l’ai donc lu et ne le regrette pas du tout. Le livre fait 763 pages en poche mais elles se dévorent littéralement tant le récit est agréable et bien structuré.

Il est question de l’enquête que mène un policier, Mathieu Durey, de la section criminelle de Paris après que son ami d’enfance et ex-collègue, Luc Soubeyras ne soit retrouvé au fond d’un canal, lesté, ayant visiblement tenté de mettre fin à ses jours. Celui-ci en réchappe néanmoins miraculeusement et se retrouve dans le coma. Lire la suite »

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Moteur de recherche d’ebooks gratuits

Martin | | 17:11

J’ai créé ces derniers jours un moteur de recherche pour trouver des ebooks gratuits sur le net. Fort de mon expérience avec les ebooks sur mon Opus, il est parfois compliqué de trouver un titre qu’on cherche.

Ce moteur, basé sur Google et restreint à certains sites sélectionnés et réputés pour la mise à disposition d’ebooks gratuits légaux, vous permettra de trouver rapidement de quoi alimenter votre tablette ou votre reader.
Si vous trouvez d’autres sites ou si certains ne vous semblent pas respecter la légalité en mettant à disposition des oeuvres piratées, remontez-le moi et je corrigerai le moteur comme je l’ai déjà fait.

C’est sans prétention mais ça peut être utile. Le moteur propose des liens selon la recherche et redirige ensuite vers le site sur lequel le téléchargement est possible. Je ferai peut-être évoluer le site selon les retours, les besoins ou ce que je pense être utile et sympa. J’ai d’autres idées…

Lien : www.ebook-gratuit.lu

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Le Rasoir d’Ockham de Henri Loevenbruck

Martin | 20 février 2011 | 18:21

J’ai eu du mal à lâcher ce livre. C’est assez rare chez moi, qui lit souvent 4 ou 5 livres en parallèle, il faut vraiment que l’histoire me tienne et ce fut le cas.

Ce livre relate l’enquête de Ari McKenzie, un agent de la DCRG, renseignements généraux, en charge des sectes, suite à la mort d’un de ses amis dans des circonstances horribles et rituelles sordides.

On entre donc directement dans le vif du sujet et on suit la vie du personnage principal. Rapidement, l’enquête se dirige autour du carnet d’un savant du temps passé, Villard de Honnecourt.

On suit donc l’agent, au travers de Paris et de divers endroits de France et d’Europe pour tenter d’arrêter le tueur et d’élucider ses raisons.

Je n’en dis volontairement pas trop pour ne pas gâcher la lecture et dévoiler toute l’intrigue. Lire la suite »

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Indignez-vous ! de Stephane Hessel, Ed. Indigène

Martin | 14 février 2011 | 0:59

J’étais passé complètement à côté de ce livre. Oui assez étonnant, car après l’avoir reçu et avoir regardé de quoi il s’agissait, je n’ai pas trop compris pourquoi, tant on en a parlé un peu partout dans les médias.

Vous l’aurez compris donc, ce livre m’a été gentiment offert.
Offert par un collègue avec qui je discute régulièrement, entre 2 pauses, lors d’arrivées ou de départs du lieu de travail de tout et de rien, de politique, de la société, des gens et surtout…de mon indignation sur tous ces sujets, de ma volonté de tout changer, de faire prendre conscience aux gens de choses qu’ils oublient etc.

Les habitués du blog ou ceux qui me connaissent comprendront de quoi je parle.

Je rajoute d’ailleurs qu’à mes yeux, un livre offert est l’un des plus beaux cadeaux qui soient, j’ai eu la chance de m’en voir offrir deux récemment et ça m’a vraiment touché les deux fois car ces 2 personnes ont visé juste.

Revenons au livre…Bizarrement, je n’aime pas trop me jeter dans quelque chose de trop “chaud” ; comprendre de trop médiatisé, de trop popularisé. (qui sait, j’achèterai peut-être un iPhone dans quelques années… :-) )

De plus, étant dans d’autres lectures, j’ai gardé ce livre avec moi plusieurs semaines et c’est à l’occasion d’une batterie à plat sur mon Opus que j’ai lu ce court livre. Lire la suite »

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Postmortem de Patricia Cornwell, Ed. Livre de poche

Martin | 30 janvier 2011 | 18:23

Parti dans un flot de lectures ces derniers temps, le premier livre de la série Scarpetta s’est imposé à moi.

Parti dans le polar et les enquêtes au travers des Chattam ces derniers mois, j’ai décidé de poursuivre avec des références du style policier, partant donc dans la série des Scarpetta de Patricia Cornwell.

Ce livre présente donc le héros de cette série, le docteur Kay Scarpetta, femme d’origine italienne et légiste travaillant à Richmond aux Etats-Unis.

On s’attache vite à ce personnage dont on suit la vie de célibataire prise entre son travail et sa nièce, surdouée laissée de côté par sa mère.

Il est question dans ce premier roman de crimes horribles perpétrés par un tueur dont on ne sait pas grand chose au départ. Ce dernier viole et tue des jeunes femmes dans d’affreuses circonstances avec un modus operandi semblable à chaque fois sans qu’on ne trouve au départ le lien entre les victimes. Lire la suite »

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Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq

Martin | 23 janvier 2011 | 16:37

Ce livre a été pour moi le premier Houellebecq que je lisais. Cela faisait longtemps que j’entendais parler de cet auteur mais j’avais aussi l’impression que c’était un auteur pour parisiens bobos, ce que je ne suis pas, d’où mon non-empressement à le lire à l’époque.

Cependant, vivant maintenant sur Paris depuis quelques mois et ne pouvant laisser passer l’opportunité de comprendre mieux le “phénomène Houellebecq”, je me suis lancé. Force est de constater que je ne regrette pas.

Ce livre a été pour moi une claque monumentale. Il rejoint au rang des oeuvres fondatrices de mon existence d’autres livres et films qui me servent maintenant de références.
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Apocalypse bébé de Virginie Despentes, Ed. Grasset

Martin | 21 janvier 2011 | 0:34

J’ai décidé de lire ce livre après sa reconnaissance par le prix Renaudot. C’est assez inhabituel en fait chez moi. Je ne me laisse pas souvent séduire par les livres primés et préfère me faire mon avis en lisant les avis des critiques sur le net ou dans les magazines tels que “Lire”.

Lors de la sortie, pris dans d’autres lectures, j’avais zappé ce roman et c’est dommage. Pourtant, les magazines culturels et les critiques le mettaient au même niveau que le futur Goncourt de Houellebecq et, étant à ce moment-là en pleine intégrale dudit futur nouveau Goncourt, j’ai décidé de passer à Despentes après sa reconnaissance. J’ai donc laissé l’intégrale Houellebecq sur laquelle je reviendrai d’ailleurs sûrement en cours et donc ai lu ce livre.

Ce qui m’a tout de suite plu dans cet ouvrage, c’est le style et le rythme. C’est tout bonnement décapant. Lire la suite »

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Mon CR et mes impressions sur le BookCamp3

Martin | 29 septembre 2010 | 0:02

Samedi avait lieu le Book Camp 3, réunion autour du livre numérique organisée par Hubert Guillaud - LaFeuille, Silvère Mercier - Bibliobsession, Lionel Dujol - La bibliothèque apprivoisée, Clément Monjou - ebouquin à laquelle je suis allé.

Cet événement très sympa m’a permis de revoir des personnes déjà croisées comme Clément de ebouquin.fr et de découvrir les autres membres de sa Team, de rencontrer plein d’autres personnes sympathiques et très pointues sur le livre, numérique ou non et de mettre des visages et des voix sur des avatars Twitter souvent lus sur ma timeline.

Je tenterai un #ff sur Twitter ces prochains jours pour saluer ces personnes. Sinon, une recherche sur Twitter avec le hashtag #bookcamp3 devrait vous permettre de trouver la plupart des participants actifs pendant l’après-midi.

J’ai vu que @liminaire avait fait un CR très complet de l’événement, que d’autres commençaient à appraître au détour des blogs, je vous les conseille également.

Ce CR vous est fourni modulo mon interprétation et pourrait contenir des imprécisions. Si vous avez assisté à l’événement, n’hésitez pas à corriger mes propos dans les commentaires ou à ajouter certaines choses, je me ferai une joie de rajouter le contenu dans l’article.

Fan de livres munis de tablettes comme de bloc-notes

Encore une fois, je me suis demandé pourquoi je n’avais pas d’ipad tant cela est pratique pour prendre des notes et live-twitter l’événement et un certain nombre des participants l’utilisaient comme pour me rappeler mon erreur…
Bon. ipad, ipad 2, Galaxy ou Tabbee 2, une chose est sûre, la tablette finira par venir à moi :-)

Toujours est-il que comme la plupart des présents, j’avais un bon bloc note et l’ordinateur pour prendre des notes et qu’avec cette combinaison d’outils, on a tout ce qu’il faut. Trêve de digressions, revenons à l’événement.

J’étais inscrit de longue date, les inscriptions ayant été remplies très rapidement et j’ai donc eu la chance d’assister à ce rassemblement passionnant de passionnés.

Plus précisément, j’ai assisté à deux ateliers et à deux pauses, moments de discussion ou de networking, le Book Camp se déroulant sur le modèle des Bar Camps avec des ateliers où chacun peut prendre la parole et est invité à intervenir autour du thème de l’atelier modéré et encadré par une ou plusieurs personnes.

Atelier 1 : Créer un livre électronique en ligne ?

Premier atelier autour de la problématique de la création des livres électroniques en ligne avec la présentation du système de création d’epub en ligne de Hervé Le Crosnier, développé par Charline Enée.

Concrètement, son service permet de créer à la façon d’un CMS type blog un epub regroupant des contenus tels que des textes copiés du web, des images, des documents word, bref, tout ce qui est manipulable depuis le web.

La démonstration faite en live pendant l’atelier est assez bluffante et le résultat présenté sous Stanza ipad et iphone rend très bien. A voir sur http://cfeditions.com/ebooks, le fichier est bcommuns.epub

Le service qui sera lancé le mois prochain est accessible sur polifile.fr (actuellement protégé par un htaccess) et permettra donc à un auteur ou à une communauté d’auteurs de créer un document epub de qualité professionnelle aussi facilement qu’on écrit un article sous Spip ou Wordpress pour ensuite le distribuer sur une plateforme en ligne par exemple, le système étant conforme pour la distribution sur ibooks par exemple.

Le format epub, ses limites, quel futur format ?

Après cette présentation, la discussion s’est engagée sur le format epub, sa structure, la développeuse du site expliquant la composition d’un fichier epub.

Pour info donc, le fichier epub est en réalité un fichier zippé, contenant plusieurs fichiers dont un fichier de table des matières, un fichier css codant le style du livre, des polices et évidemment des fichiers de contenu.
J’ai d’ailleurs retrouvé sur Google un rapport de Charline sur le projet dans lequel tout est très bien expliqué. Je vous le conseille.

Est venue ensuite une discussion autour des limitations de l’epub et de la concurrence avec le HTML5 et les applis mobiles l’utilisant, exemple étant pris sur la très fameuse appli du livre “Alice au pays des merveilles”. A été également discuté l’avenir de la norme epub, dont la mouture 2.0 devrait être lancée en Mai 2011.

Il a été également question du suivi de l’utilisation d’un ebook par le lecteur vu du côté de l’éditeur ou du distributeur. L’exemple d’Amazon a été pris pour montrer ce qu’il ne fallait pas faire.

Je ne savais pas par exemple que sur le Kindle, aucun livre n’était possédé par le lecteur, l’acheteur. Tout est en fait sur des plateformes distantes si bien que Amazon peut supprimer l’accès à toute oeuvre achetée (ou pas visiblement ici car louée du coup ?) par le lecteur à distance.
Imaginez que vous achetiez un livre et que le libraire vous le reprenne à distance ! Aberrant et pourtant possible dans le modèle actuel Kindle/Amazon.

Tracer les livres numériques ?

Dans ce débat donc, la question était : faut-il tracer l’utilisation des oeuvres, enregistrer à but statistique ou communautaire (”vous avez aimé…” ou “vous avez surligné…” donc “vous aimerez sûrement…”) des données sur l’utilisation des ebooks, ce que font apparemment Amazon et Apple (et ce que fera sans nul doute Google avec tout le soin qu’on lui connaît dans le croisement des données).

Les avis étaient partagés même si la neutralité semblait nettement l’emporter.

A titre personnel et étant confronté à l’usage des statistiques à but d’amélioration de l’expérience utilisateur dans mon travail, je suis partagé. Partagé entre le fait de ne pas fliquer le lecteur et le fait de lui proposer éventuellement des propositions d’usages supplémentaires.

Imaginons un réseau social calculant les affinités de personnes en fonction des surlignages ou des lectures…ça pourrait être intéressant et apporter une réelle valeur pourvu que cela se fasse avec tout le respect de l’utilisateur possible. Plutôt côté Diaspora que Facebook pour le coup en quelque sorte.

Cependant, le risque que je vois à cela est qu’un tel usage statistique pourrait très bien être utilisé pour créer de toutes pièces des romans artificiels comme on crée des musiques en fonction des goûts des auditeurs ou comme on écrit des blockbusters avec tel pourcentage de tel style pour plaire à un public ciblé.

Cela serait dangereux car on aurait alors une perte de valeur intrinsèque du livre en tant qu’oeuvre originale. Ce dernier deviendrait alors un produit marketing jetable comme la musique l’est devenue avec le mp3 et le développement des artistes markétés conçus pour être éphémères et rentables avant de disparaître ensuite, pillant ainsi le marché potentiel de sa richesse et fragilisant le milieu, dégoutant les consommateurs, les incitant de fait au piratage, réflexe du consommateur à l’appauvrissement de l’offre.

En sortant de l’atelier, j’ai discuté avec Charline, développeuse du site et du système polifile lui expliquant que j’avais longtemps cherché une telle solution et que je serais prêt à l’utiliser selon les tarifs, polifile n’ayant a priori pas vocation à être cher d’après ce que j’en ai compris.

A voir et à tester dès la sortie. Je suis impatient…

Atelier 2 : Comment réaliser une copie privée d’un livre ?

Bastien de la Team Alexandriz a présenté son travail, celui de réaliser des copies privées de livres, comprendre des numérisations de livres.

Sa présentation est disponible sur Google docs.  Elle est vraiment intéressante et le détail du processus complet a permis de découvrir cette activité et d’aborder le souci lié à l’offre numérique, mais aussi d’aborder la question du piratage du livre, on le verra ensuite.

La présentation a débuté par la mise en contexte de la numérisation.

Bastien a expliqué posséder plus de livres papier que son appartement ne pouvait en accueillir et dépenser 600 à 700 euros par an en achat de livres. Face à ce souci de place et pour palier au manque d’oeuvres numérisées, il a décidé de numériser sa collection.

Il a également expliqué être régulièrement déçu et surpris de la piètre qualité de certains ouvrages numériques vendus estimant la part de déchets à 3% (de mémoire), exemples à l’appui avec des css géantes utilisant plusieurs styles différents faisant ramer considérablement les liseuses.

La numérisation

Pour l’acte de numérisation en tant que tel, trois techniques ont été décrites. La numérisation à partir d’un scanner à plat, la photographie numérique et la numérisation à partir d’un scanner à chargement vertical, méthode utilisée dans son cas. Les temps sont variables (à retrouver dans la présentation, je ne les ai plus en tête)

Afin de préparer l’ouvrage à la numérisation, il faut couper la tranche du livre à l’aide d’un cuter ou d’une découpeuse industrielle. Puis, les feuilles sont numérisées une par une. C’est une technique destructrice. Ici, il s’agit de numériser le livre afin de pouvoir se passer de la version papier.

Vient ensuite la reconnaissance de caractère, OCR qui peut être faite grâce à 3 logiciels payants Abbyy FineReader, OmniPage Pro, Read Iris, les logiciels open-source étant moins performants.

La relecture

Après cette phase de numérisation vient la phase de relecture, obligatoire pour ne pas avoir d’erreurs de numérisation. Un souci apparemment fréquent est celui des “Il” des débuts de phrases transformés en “11″ par exemple.

Pour cette phase de correction et de relecture, des macros word sont utilisées. Ces macros sont créées et améliorées régulièrement par la communauté des scanneurs. 3 à 4 passages de macro sont souvent nécessaires afin d’assurer une qualité correcte avant de faire une dernière relecture manuelle à l’aide d’une liseuse, ici tactile afin de surligner les coquilles, pour ensuite les corriger.

Cette relecture manuelle permet par exemple de repérer et de corriger certaines erreurs de traduction ou d’écriture, Bastien citant notamment un exemple de livre policier dans lequel le héros, armé d’un magnum se retrouvait quelques pages plus loin armé d’une carabine avant de récupérer son magnum sans qu’aucun changement ou qu’aucune action ne l’explique.
Que faire dans ce cas lorsqu’une erreur si flagrante est repérée ?

Ce qui m’a bluffé avec cette présentation, c’est le résultat obtenu avec ces scans de livres, aussi bons voire même meilleurs que ce que certains éditeurs numériques produisent.

Pour avoir téléchargé certains epub proposés par Bastien sur son site, j’ai été surpris par la qualité et la légèreté des fichiers comme expliqué. Alors que sur un epub acheté en ligne via une plateforme partenaire de Numilog, j’avais des temps de chargement longs et certains plantages sur mon Opus, avec ses epubs, le changement de page et les chargements étaient très rapides et jusqu’ici aucun plantage n’est à déplorer.

Pourquoi les éditeurs ne numérisent-ils pas comme ça leurs catalogues ?

Plusieurs personnes présentes à cet atelier, et je partage ce questionnement, se sont demandées pourquoi, alors que cela semble “simple” et relativement rapide à faire, les éditeurs ne numérisaient pas leurs catalogues ?

Pendant ce temps-là, des personnes comme Bastien mettent à disposition des oeuvres numérisées, issues de leur collection personnelle et bien souvent absentes des rayons numériques des librairies.

Dommage de ne pouvoir acheter ce qu’on lit et de devoir le pirater alors que les amoureux du livre que nous sommes préfèreraient sûrement payer pour un bon epub comme on paye pour une édition brochée d’un bouquin papier.
Cela n’a pas manqué de faire réagir certaines personnes de l’auditoire, notamment côté éditeurs et offre légale.

S’est alors ouvert un débat, vite refermé par la pause, c’est dommage, autour de la question de la mise à disposition d’oeuvres absentes des catalogues, de la nécessité de proposer une version électronique d’un broché lorsqu’on l’achète en papier.

Quoi de plus frustrant en effet de posséder une oeuvre et de ne pouvoir la mettre sur sa liseuse à moins de la repayer ?
Il me semblerait logique pour une oeuvre de la rentrée littéraire par exemple d’obtenir la version électronique sur mon reader si j’achète la version papier à plein tarif. OK pour ne rien proposer sur un poche mais sur un broché, cela me paraitrait normal.

Ma conclusion sur ce BookCamp

De cet événement, je suis ressorti la tête pleine d’idées, heureux d’avoir pu discuter à bâtons rompus du livre numérique avec des personnes toutes aussi intéressées et intéressantes les unes que les autres. Je n’ai malheureusement pas pu aborder tout le monde, loin de là sans parfois reconnaître les gens. D’ailleurs, idée pour la prochaine fois, un badge avec nom et pseudo Twitter par exemple, serait pratique.

Sur le domaine du livre numérique, de grandes choses sont possibles j’en suis convaincu. Quand on voit, par l’exemple de la numérisation, ce qu’une personne peut faire en quelques heures avec de la motivation et quelques outils, on se dit que quand les éditeurs se donneront les moyens, la numérisation pourra faire un grand pas en avant et que le marché sera lancé.

Il faut peut-être également revoir les modèles de diffusion et de vente. Le prix du livre numérique fait débat tout comme son contenu. Doit-on se contenter d’une version identique à la version papier ou doit-on imaginer autre chose ?

Quid des plateformes (je n’ai pas assisté à cet atelier) et des distributeurs ? Que va faire Orange qu’une rumeur sur Twitter annonçait récemment sur le point de proposer offre de contenus de lecture numérique multi-écran, multi-plateformes que devraient embarquer ses tablettes d’ici à la fin de l’année ?

Tant de questions et de chantiers encore à étudier…  C’est prévu pour quand le Bookcamp4 ?

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“HHhH” de Laurent Binet, Ed. Grasset

Martin | 5 septembre 2010 | 23:50

HHhHJ’avais découvert ce livre au nom étrange dans une émission littéraire et le livre ne m’avait pas immédiatement attiré bien que son auteur, laurent Binet m’eut tout de suite plu.

Un style naturel, jeune, sympathique et très ouvert. Cool je dirais même, pas trop le stéréotype de l’auteur de livres historiques…Bizarre donc.

Encore un livre sur la seconde guerre mondiale et sur les nazis, sujet rendu “populaire” auprès du grand public et des médias depuis des oeuvres célèbres telles que “La vie est belle” ou “Les bienveillantes”, m’étais-je ensuite dit.
Comme j’avais tort, nous allons le voir.

De prime abord donc, rien ne me prédestinait à lire ce livre de Laurent Binet, Goncourt du premier roman, j’allais l’apprendre plus tard.

Quand ce livre s’est offert à moi, bien plus tard, comme beaucoup d’autres, il est passé dans la mémoire de mon Cybook Opus, première étape du tri de longue haleine d’un ouvrage chez moi, version électronique du tri ici, les versions papier s’entassant sur mon canapé avant de subir plusieurs repositionnements et tris à la logique assez floue…

Bref, je me suis décidé à l’ouvrir. Et là, je ne l’ai plus lâché. Je l’ai alors terminé en quelques lectures. Lire la suite »

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Coups de coeur, livres
Tags
critique de livres, hhhh, livre
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