Un monde de procrastination

Blog personnel de Martin Régent : Réflexions ((f)utiles…?) sur un monde ((f)utile…?)
  • Accueil
  • Contact

"Les arcanes du chaos" de Maxime Chattam, Ed. Albin Michel

martin | 4 septembre 2007 | 22:41

Nouveauté sur le blog, à partir de maintenant, lorsque j’aurai un coup de cœur sur une lecture, un disque, je mettrai une appréciation. Attention, cela est très subjectif, je suis donc tout à fait ouvert aux critiques et encore plus que dans le cas de mes articles car là, ce sera purement du ressenti.

On commence aujourd’hui avec « Les arcanes du chaos » de Maxime Chattam chez Albin Michel. Ce livre m’a été prêté par mon ami Benjamin, je l’en remercie. J’avais découvert Maxime Chattam lors de la présentation de son dernier ouvrage « Prédateurs » dans une émission consacrée aux livres sur LCI. J’avais été séduit par son discours, la façon dont il analysait son écriture, décrivait ses histoires. J’en ai donc parlé à cet ami, féru de lecture et il m’a conseillé de commencer par ce livre-là. Je ne regrette pas.

Je ne vais pas dévoiler l’histoire ici car c’est bien le gros point fort de cet ouvrage. Pour résumer simplement comme je l’ai ressenti, ça commence avec des airs de Da Vinci Code en thriller-enquête ésotérique, ça se poursuit en polar, en sorte de chasse à l’homme à travers plusieurs pays et cela se finit de façon extraordinaire et inattendue par une grosse claque !

Ce roman traite à travers l’exploration de symboles ésotériques de la vie de tous les jours ou à travers des ouvrages séculaires comme la Bible, ou encore d’événements historiques, des dangers de la technologie et illustre avec des exemples concrets pris dans l’actualité la fiction racontée dans le roman. Tout est très bien ficelé, on le lâche pas les pages. Le style est vraiment sympathique, c’est facile à lire sans être dénué de sens ni simpliste. Les personnages sont très bien décrits, on se les représente parfaitement et l’auteur prend vraiment le temps de pousser leur description. Physique, psychologique, tous les éléments des personnages sont passés au crible si bien qu’on s’identifie facilement et qu’on s’imagine très bien les scènes.
Pour servir son histoire et jouer le rôle de fil conducteur dans le récit, l’auteur a parsemé son histoire de très courtes parties tirées d’un blog factice expliquant les coulisses du pouvoir américain dans le monde. C’est vraiment bluffant et cela fait froid dans le dos !

Au final donc, je vous conseille la lecture de ce livre. C’est facile à lire, passionnant et la fin vaut vraiment la peine. Vous ne verrez pas passer les 458 pages de ce roman. Il vous apprendra surement des choses sur l’histoire et la symbolique et approfondira certaines autres en plus de vous distraire et de vous tenir en haleine. Vous ne verrez plus le monde dans lequel nous vivons de la même manière après cette lecture, je vous le garantis !

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Coups de coeur
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Vivement dimanche prochain

martin | 3 septembre 2007 | 2:44

Lors d’une digression télévisuelle, je suis tombé sur l’émission du perpétuel revenant, Michel Drucker. J’ai été profondément marqué par cette expérience courte, car j’ai très vite zappé.

Comment une telle émission est-elle encore possible à la télé de nos jours ?

Cette émission est d’une morosité notoire. Je ne connais pas d’autre émission qui illustre mieux que cela le cafard du dimanche soir. A l’heure où tout citoyen moyen ressent le coup de blues du dimanche soir à l’idée de quitter la torpeur du repos dominical et de reprendre son labeur quotidien, cette émission lente est une véritable torture.

Michel Drucker donne l’impression d’émission en émission de rendre son dernier souffle médiatique. On aurait presque envie que ça arrive pour qu’enfin il soit libre de prendre ce repos télévisuel que sa position de plus en plus avachie semble réclamer. On ne sait dire depuis combien de temps sa complaisance malsaine avec les artistes existe ou depuis quand il a perdu toute objectivité au point de qualifier de magnifique, de superbe tout ce que ses invités font ou ont fait. Il est accompagné dans son quasi-sommeil par sa chienne, totalement endormie elle, simplement pour faire beau et certainement faire encore plus proche du français moyen.

La réalisation de cette émission est tellement léchée qu’on se croirait dans un Soap américain de bas étage. Les plans sont longs, sans vie. On a l’impression que la lumière du plateau joue des tours à notre esprit. Etant dimanche, on s’imagine des fois que la soirée de la veille remonte un peu trop et que nos yeux brouillent notre vision. Je ne vous parle pas du montage et des lumières psychédéliques dignes de la chance aux chansons, lorsqu’un « artiste » vient chanter… pardon bouger les lèvres en direct… pardon différé de trois jours.

Le plateau rajoute à cette impression de suffocation nauséabonde par sa forme. On se croirait dans un sous-marin. Une sorte de couloir de la mort. Une allée surélevée avec une mini salle au bout. Le public absent, inexistant, robotisé encadrant parfaitement cette parfaite mise en scène. Des effets de transparence dans l’allée, les marches. Un écran faussement géant s’ouvrant chichement dans le prolongement de l’allée. La couleur rouge vif des fauteuils et des élements de décor ajoute à toute cette architecture le côté bonbonnière rococo ultime.

Les chroniqueurs. Gros point de cette émission…
Comme l’année dernière, Jean-Pierre Coffe, lui aussi en fin de parcours télévisuel. Il avait pour cette émission revêtu de magnifiques lunettes bleues. Certainement le signe que rien d’autre ne peut plus attirer l’attention sur lui. Sur les plans larges, on ne voyait que cela. Il faut dire que les attributs de Faustine Bollaert faisaient forte concurrence, son bronzage aussi faisait pâlir directement les autres intervenants. Il y a fort à parier de plus que ce bronzage perdurera tout au long de l’année. La magie de la télé ! Jusque là, je n’étais pas surpris il n’y avait rien de neuf, que du vieux, surtout avec Le Drucker et le Coffe. Mais quelle ne fut pas ma surprise en découvrant Claude Sérillon, grand journaliste, ancien présentateur de journal télévisé que je respectais pour son sérieux et ses fou-rire mémorables. Je me souviens de celui du Téléthon. Il repasse régulièrement dans les bétisiers ou les meilleurs moments des chaînes. Ce grand monsieur de la télé chez Drucker. J’étais surpris et mes pensées n’ont fait qu’un tour. C’est forcément une punition, une voie de garage. Forcément, ce monsieur a du se fâcher avec Arlette chabot et être remercié de l’information. Je ne vois pas d’autre explication. Enfin, le réalisateur passe sur Anne-Gaelle Riccio. Là aussi, autre grosse surprise. Après avoir présenté Fort-Boyard, la voilà qui continue de descendre la pente de l’intérêt télévisuel. Autant pour Sérillon, je crois volontiers à une punition, autant pour elle, je penche plus pour un choix personnel. Mais alors, quelle idée saugrenue ! L’argent ? Rien d’autre pour le moment ? Quel motif peut motiver un tel choix ?

Ce n’est pas ça, cette demoiselle m’amène à la meilleure partie de ces quelques dizaines de secondes sur cette chaîne publique. Un moment Nutella comme on ne les oublie pas. Une sorte de blind test. Loin de l’ambiance de ceux de Ardisson néanmoins. Donc, voilà que défilent enchainés tous les tubes de cet été, Mika, Christophe Willem entre autres. Et là, les intervenants restent tous muets. A part deux ou trois réponses données laborieusement, aucune de ces personnes n’a prononcé mot. Drucker s’est laissé à aller à un commentaire prétextant que si André Rieu ou Yvette Horner avaient faire partie du test, il aurait eu plus de chance. Comme pour le public ?? En tous cas, quel décalage avec l’enthousiasme de Anne-Gaelle Riccio qui s’est elle-même étonné que ces titres étaient archi connus (de quiconque n’aurait pas vécu dans un bidon de formol ces trois derniers mois). La pauvre ! On lisait dans son regard du désespoir. De se dire qu’elle allait devoir tirer vers la jeunesse tous ces incultes de la nouveauté pendant toute une saison. Mademoiselle, je vous plains. Quelle rude tache que la vôtre !

Là c’est le moment où j’ai changé de chaine en me posant la question d’introduction de ce billet. Mais comment cela est-il encore possible ?
A vrai dire, je suppose qu’il doit exister un public pour ce genre d’émissions. Dieu merci je n’en fais pas partie et j’espère que jamais – oh non jamais !- je n’en ferai partie.

Mais avec ce zapping sauvage, j’en ai raté le meilleur. Le générique de fin. Celui où tous les chroniqueurs font mine de se lâcher et où le superbe générique, s’il n’a pas changé, donne un semblant de faux rythme pseudo-moderne mélancolique à base de voix psalmodiant des paroles incompréhensibles (Bom, Tchik i Bom, Bom…), comme pour dire : Demain charbon, ce soir déprime !

Bah, pas grave, ça repasse tous les dimanches. Ahhhh ! Vivement dimanche prochain !

Commentaires
5 Commentaires »
Catégories
Humeur
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

C’est la rentrée !

martin | 1 septembre 2007 | 21:28

Comme chaque année, à la même période, la revoilà, la fameuse rentrée. Qu’elle soit scolaire, littéraire ou rentrée toute simple, elle est bien là.

Les médias nous assomment de sujets sur ce non événement si particulier car il marque le début de tous les autres, la Toussaints, Noël, le ou les réveillons de fin d’année, la nouvelle année, puis les sports d’hiver, le retour des beaux jours et enfin les vacances d’été pour enfin pouvoir rentrer. La boucle est bouclée.
Cette boucle, sorte de course contre le temps, variable de plus en plus fuyante d’après ce que l’on entend dire ici ou là. Le « Tempus fugit », un véritable syndrôme. Le temps fuit, passe. Trop vite. On ne profite plus des choses à entendre les gens discuter et c’est probablement vrai. Un véritable cercle vicieux d’après certains !
Ce cercle infini dans lequel médias, annonceurs, marketeurs, employeurs nous piègent bien souvent malgré eux étant contraints à ce système autant que nous par ceux qui les dominent hiérarchiquement.

Ont-ils pensé à ceux qui n’étaient pas partis et qui donc ne vont pas « rentrer » comme les autres ?

Certes, il faut amuser la masse avec de la redondance car la répétition fixe la notion comme on dit bien souvent péjorativement pour faire entrer une notion bête et méchante dans une tête mise en condition. La redondance rassure également.
Nous parler de rentrée fait peut-être rentrer les choses en ordre pour certains. Remise à l’heure du régime alimentaire, reprise du sport, retour chez soi, retrouvailles avec soi-même.

Mais à force de parler de rentrée, n’a-t-on pas un dégoût du retour ? Ne sentez-vous pas cette sensation de nausée poindre au creux de votre objectivité ? A force de se voir répéter que c’est la rentrée, n’avez-vous pas envie de repartir et donc de courir plus vite que le temps, en avant du cercle temporel pour attraper au plus vite le départ….pour enfin pouvoir rentrer à nouveau et de retomber dans les travers de cette mise en condition par l’information.

La solution ? Partir. Sortir loin, tard, s’évader, quitter cette fuite en avant, prendre le temps de se retrouver, de partager, se libérer de tout. pour enfin ne plus penser à…rentrer…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Humeur, Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

News de Sete

martin | 19 juillet 2007 | 23:07

bonjour a tous, voici le permier billet car j’ai un peu de temps ce soir. Tout se passe pour le mieux sur le tour. Mon equipe est tres sympa, l’ambiance est tres bonne et les membres de l’equipe sont d’horizons varies mais sont tres matures ce qui est extra. Je retrouve un peu la bonne ambiance de l’annee derniere. Au sein de toute la caravane, c’est toujours aussi bon, j’ai l’impression que cette vie pourtant fatigante pourrait durer plus que 3 semaines !
Au niveau des temps forts de ce debut de tour, il y aura eu londres avec la tamise de nuit sur un catamaran, la soiree geniale dans un club super hype et non fumeur, ce qui est vraiment tres bon. Il y aura eu la rencontre des membres de mon equipe tous tres riches de leurs vecus individuels. Il y aura eu la belgique avec un monde digne des plus grandes etapes de montagne er enfin les alpes sous un temps de reve !
Bref, tout va bien et la suite risque de passer trop vite. Je sais deja que le depart sera dur….
A bientot si le wifi repointe le bout de son nez. Bon courage aux stagiaires, bisous a la famille et aux tres proches qui se reconnaitront.

Commentaires
6 Commentaires »
Catégories
Récit Caravane, Vélo
Tags
caravane
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Inside Le Tour..

martin | 30 juin 2007 | 21:25


Vu que j’ai la possiblité de blogger depuis mon téléphone grâce au Wifi, selon les points d’accès disponibles dans les hotels et ailleurs, j’essaierai de vous faire vivre le Tour de l’intérieur pendant ces 3 semaines.

Donc, je tacherai de vous faire vivre cela du mieux que je pourrai, les émotions, les ragots de la caravane, l’ambiance au sein de la caravane et de la course.
Dans tous les cas, si les points d’accès Wifi se font trop rares, je ferai un grand résumé à mon retour.

Pour les photos, je mettrai en ligne celles que je prendrai avec mon téléphone là : http://www.splashblog.com/martintdf2007. Pour le texte, avec Opera, ça a l’air de le faire ici même..

Stay tuned…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
3615 Ma Life, Vélo
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Carrefours

martin | 26 juin 2007 | 22:55

Depuis quelques temps, je suis au milieu d’une horde de carrefours. Chacune de mes routes intérieures est à une intersection ou à un embranchement.

Je sais que je dois prendre des directions. Je ne vois pas l’horizon. C’est plein de brume partout. Je ne sais donc pas où chaque côté des routes mène.

Je n’ai pas de carte, pas de GPS.
Personne en vue, je vais où ?

Je fais quoi ? Des idées ?

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Humeur, Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Reparti pour un Tour

martin | 19 juin 2007 | 21:59


Un tour. Un tour de clé ? Un tour dans le vide ? Surement pas !

Un tour de vis ? Apparemment cette année oui ! Pour le bien de tous, pour que tout continue de bien tourner rond.

Ce Tour magnifique, perpétuel. Tour de France ? Tour d’Europe vous répondront certains.
Un tour en France et alentour, un tour chez les français, un tour chez vous, un tour chez moi, un tour un peu partout mais un tour qui fait tout sauf le tour de la beauté de la France.

Tour des équipes ? Comme d’habitude, le Pro Tour plus quelques invitées.

Autour de tout cela ? La foule, la caravane, les officiels, 4000 personnes environ qui tour à tour précèdent, suivent ou encadrent ce superbe Tour de magie et de spectacle.

Pendant 3 semaines, tous vont n’en avoir que pour lui, ce magnifique maillot aux couleurs de la fleur du Tour, le tournesol. Jaune.

Jaunes de fatigue, jaunes d’envie, tous plus jaunes d’en vies les uns que les autres. Jaunes peut-être qu’ils le deviendront les prétendants au jaune car jaune le maillot sera comme chaque année. Sûr qu’il fera encore tourner les têtes dans les tourniquets infernaux des Alpes et des Pyrénées. A coup de secondes, chacun tentera sa chance, chacun son tour en quelque sorte. Un tour de passe passe, un tour de Pocker pour tenter de le remporter, ce Tour….

Plus que quelques jours à patienter et cette année encore, ce sera reparti pour un Tour !

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Humeur, Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Gros coup de coeur musical

martin | 14 juin 2007 | 21:48

Rose - La Liste

J’adhère totalement aux paroles de cette chanson, la mélodie est douce. C’est très beau…tout simplement. Mon gros coup de coeur du moment assurément ! Romantisme quand tu nous tiens.. ;)

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Coups de coeur
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Météo locale

martin | 10 juin 2007 | 21:45


Le temps est lourd en ce moment. Les paysages sont chargés. Au milieu de la campagne, on ne distingue pas trop l’horizon ou bien peut-être que ce dernier est caché par les brumes, ce qui fait qu’on ne le distingue pas.

On se croirait à Londres. Le Londres des films policiers cultes. Lumière quasi absente, brouillard persistant. Au milieu de cette campagne, de temps en temps j’aperçois un lièvre sortir de nulle part et courir. Vite, il part et fuit à mon regard.
D’autres animaux se montrent et me laissent penser que les beaux jours sont sur le point de revenir. En même temps, ce crépuscule a des airs d’aurore. On ne sait dire par cette lumière si particulière et enveloppée de buée l’heure exacte de ce moment.

Je progresse. Je connais ces chemins. Chaque pierre et chaque trou me semblent familiers. Des airs de déjà vus. La fatigue se fait sentir. il est temps que ça s’arrête. Au loin j’aperçois le soleil qui semble vouloir percer les nuages. C’est plutôt bon signe.

Je quitte mes pensées et prends conscience que j’étais plongé au fin fond de moi-même… Rien ne surnage à part un truc : je ne suis sûr que d’une chose, je suis dans le flou…

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Humeur, Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

La solitude du podcasteur

martin | 11 mars 2007 | 1:52

Ce soir, en regardant le podcast de Plein Ecran, magazine hebdomadaire de LCI sur la culture numérique, j’ai été interpellé par une parole du présentateur.

Le thème de l’émission de cette semaine était les podcast vidéo, la vidéo en général sur le net et peut-on vivre de cela ? L’émission était très bonne comme d’habitude. Simplement, le présentateur, allure condescendante comme à son habitude a déclaré. « La majorité des podcasts est regardée sur un appareil mobile type Ipod et seul. La personne qui regarde, regarde la vidéo seule ». Et là il enfonce le clou ( je trouve, déjà que de regarder un podcast seul un samedi soir n’est pas super jouissif alors se le faire rappeler au sein du podcast, je ne vous en parle même pas…) « Quelle triste vie que de regarder une vidéo seul ! »

Oui, et alors ? Certes, regarder une vidéo seul est triste. Mais il me semble que c’est quelque chose que beaucoup de gens font. Non ?

Il me semble aussi que le podcast permet justement de regarder un programme qu’on n’a pas pu regarder par ce qu’on faisait autre chose, avec quelqu’un par exemple ou que même si on vit avec quelqu’un, cette personne peut ne pas apprécier ce programme et on se retrouve donc à devoir le regarder seul. Personnellement, je ne sais pas ce qu’il en est du côté des professionnels de l’internet mais je n’ai jamais vu le podcast, bien que de la même génération que le Web 2.0 communautaire, comme un élément de rapprochement social. A la limite, pourrait-on tout juste imaginer que les forums le soient. Car il peut en effet paraitre que ces derniers créent du lien social. Je ne le pense pas car, avec le peu d’expérience que les gens ont et les interprétations souvent erronées de bien des propos par lecture trop rapide des articles, les forums deviennent vite des générateurs de caricature pour les membres. Et donc creusent bien souvent la distance entre les gens plutôt que de la réduire.

Mais pour en revenir à la solitude attribuée au spectateur de podcast, il est vrai que les séries télé et les films veulent nous faire croire à l’amour parfait, facile d’accès, possible pour chacun et cela quotidiennement presque. Mais à l’inverse et comme pour amplifier cela, il n’y a jamais eu autant de gens seuls ( malheureux ? ) que maintenant et élément révélateur de cette génération souvent ‘’See, Sex and Sort’’, Meetic.fr fait maintenant des pubs (très réussies d’ailleurs) aux heures de grande écoute à la Télé !

Alors, est-ce que le podcast est le nouvel opium du célibataire ?
Doit-on avoir honte de regarder seul une série TV ou un podcast ?
Pour certains apparemment oui… si c’est le cas, pauvre de moi, je suis perdu…Mais bon, comme tous les gens seuls, je sais que je ne suis pas seul justement à être dans ce cas ! Alors, bien qu’il faille trouver une solution à cette solitude, je me rassure comme ça en entendant des jours meilleurs….

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

La réalité est-elle réelle ?

martin | | 1:14

L’autre soir, au moment de m’endormir, le moment où personnellement, le cerveau accélère au lieu de ralentir, j’entends quelque chose qui me sort de mon sommeil débutant. En effet, dans le haut parleur de mon vieux réveil radio, endort radio en ce qui me concerne car il ne sert que le soir - je me suis d’ailleurs déjà demandé s’il ne s’agissait pas là d’un truc d’enfance, d’une sorte de berceuse, un manque refoulé, cela fera peut-être un jour l’objet d’un billet ici – Quelle drôle d’usage en effet… j’entends donc une nouvelle qui, pas comme les autres, me fait sortir de mon quasi calme intérieur.

Le journaliste radio déclare : « Jean Baudrillard est mort aujourd’hui … Grand philosophe français….Il avait notamment écrit sur la désinformation par la surinformation (sûrement l’objet d’un futur billet…) mais aussi sur la réalité, la réalité n’est pas réelle ! » Cette fin de phrase a fait jaillir en moi quelque chose. Evidemment, je n’avais pas écouté tout ce qu’il y avait avant. J’avais juste réagi à la dernière phrase. Avez-vous déjà remarqué d’ailleurs comme le cerveau est sensible à certaines choses et insensible à d’autres ? Il m’est possible de passer tout un repas de famille en entendant les gens autour de moi comme un bruit de fond mais à l’inverse, je suis également capable d’être interpellé dans les transports en commun par quelqu’un parlant de quelque chose m’intéressant à l’autre bout du bus. Le truc, c’est que bien souvent on ne contrôle pas ça et que cette sélection naturelle et personnelle peut vite devenir ennuyante quand elle se met à interpréter selon les critères définis intérieurement les dires des autres. Donc, le lendemain, j’ai cherché sur le net et j’ai effectivement trouvé des articles sur ce Monsieur et ses livres.

Il semblerait que sa théorie de la réalité n’étant pas réelle ait inspiré Matrix. Je me souvenais d’influences des frères Wachowsky mais pas de celle-là, je n’en avais jamais entendu parler. Mais il est vrai qu’en y réfléchissant, ça colle parfaitement. Quoi de mieux que Matrix pour mettre en avant et argumenter cette théorie. La réalité est-elle réelle ?

Ce sujet plus le fait que Matrix soit basé dessus….Je me suis donc remis à me poser des questions existentielles ces derniers jours.

En effet, qu’est-ce que la réalité. Vous allez me dire, ce qu’on voit tous les jours. Certes. Ce qu’on voit. Mais voyons-nous tous la même chose ?
Je pense que toute chose est soumise à interprétation. Il y a eu de nombreuses expériences de faites sur ces sujets-là. Nous voyons tous des choses identiques de façon différente. Le dénominateur commun à tous peut être vu comme la réalité. Mais n’est-ce pas l’éducation, les coutumes qui forgent en nous l’image de la réalité ? La réalité n’est-elle pas en fait une image globale innée ou acquise d’un ensemble de choses par chacun ?
La réalité peut elle être comparée, estimée, simplement même décrite ?

On se la joue à la Ségo, laissez-moi vos suggestions ;) !

Je pense qu’il y a matière à appronfondir, alors la suite au prochain épisode….

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Fonte des neiges corporelles…

martin | 18 février 2007 | 22:18
Le printemps approchant, les rayons du soleil commencent à se faufiler à travers les brumes hivernales. On peut déjà observer de jolis couchers de soleils colorant le ciel de teintes exotiques. Du rose, de l’orange, du bleu tropical. Cependant, bien trop tôt le soleil nous quitte le soir.

En montagne, dans peu de temps les neiges commenceront à fondre. Ce triste spectacle d’une immaculée blancheur qui se tranformera en soupe immonde marron pleine d’alluvions prélevées partout sur ce qui, il y a peu encore, servait de piste aux vacanciers saisonniers avides de pureté et de sensations.

Après l’hiver citadin, le sédentaire se doit de se remettre en mouvement. Repréparer son corps au sport, aux rayons du soleil, aux activités extérieures. Comme après avoir stagné à flanc de montagne, la neige finit par fondre au printemps, la graisse accumulée autour des mucles de l’homme pendant l’hiver se met à fondre dès la reprise des activités physiques. Comme une migration savamment orchestrée par les gènes et par les générations d’habitudes, l’homme ressort au printemps pour corriger les erreurs de l’hiver. Il est temps de se remettre en marche, la machine n’attend plus qu’à chauffer encore et encore. Toujours plus…

Soleil, montre-toi !
Thermomètre, excite-toi !

Le temps des neiges corporelles est révolu. Le réchauffement climatique interne est en marche. Rien ne saura l’arrêter !

Une seule consigne, à partir de maintenant : Let’s ride ! Have fun !

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Humeur
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

Apologie du rien

martin | 11 février 2007 | 0:21
Dans la vie moderne que chacun de nous est amené à vivre, il nous faut savoir revenir aux choses simples. Les lecteurs assidus de mes billets auront compris que cela me tenait à coeur…

Cela passe par exemple par faire du sport pour se vider la tête. Ou alors simplement pour être en contact avec la nature. Qui n’a jamais été en effet émerveillé par la beauté d’une famille de lapins courant dans un champ ou d’un troupeau de vaches regardant d’un oeil naîf, vide diront certains, passer les promeneurs. On peut également faire du sport pour maigrir même si cela reste très dur et quelque peu réservé aux stars hollywoodiennes. Maigrir en faisant du sport reste marginal et pour en avoir fait l’expérience, il faut vraiment forcer pour y arriver et la frontière plaisir/souffrance n’est plus trop marquée…
Non, on peut aussi faire du sport pour voir des amis. Je voyais l’autre jour dans une salle d’attente un numéro de Jogging international qui traitait du sport pour faire des rencontres. Le footing en l’occurence. Bizarrement, cet article m’a redonné envie de courir, allez savoir pourquoi.

On peut aussi regarder la télé quoique personnellement, je ne pense pas que cela soit une solution aux problèmes de stress ou de surmenage. Je n’ai jamais compris comment le fait de regarder des trucs stupides et sans intérêt pouvait détendre. Sauf peut-être de se dire qu’on est moins con que la moyenne des gens qui regardent et qu’on le sait ce qui nous différencie vraiment d’eux. Ou alors peut-être de se dire qu’on sait que c’est très con mais le regarder en connaissance de cause.

Je pourrais multiplier les exemples par autant d’individualités que compte le monde. Je ne le ferai évidemment pas, tout ça pour dire que ces choses ne sont que des exemples de tout ce qu’il nous est offert de faire pour oublier le reste. Pour nous détendre. Pour passer le temps.

Cependant, ce qu’il est très bon de faire, c’est de faire…rien.

Ne rien faire et se rendre compte qu’on le fait, ce rien, ou qu’on ne le fait pas ce quelque chose qu’on aurait pu faire à la place.

Ne rien faire et l’apprécier. Rester à se reposer, à laisser divaguer son esprit tout autour de ses pensées. Le laisser faire les liaisons les plus intimes et les plus improbables au sein de nos pensées. Etre dans une sorte de rêve éveillé, de détente absolue. Simplement laisser ses oreilles entendre son coeur battre au plus profond de soi. Sentir tous ses membres dans l’ensemble corporel, être capable de distinguer le moindre souffle sur chaque partie de peau de son corps.

Je conseille à chacun d’essayer de prendre le temps de ne rien faire une fois. C’est remarquable. Faire le vide au plus profond de soi. Tout oublier pendant 10 minutes et laisser son esprit réguler les pensées et le corps est purificateur.
Cela permet ensuite de repartir revitaminé, rempli d’un nouveau souffle et plus fort qu’avant !

Dans notre vie ou tout n’est que vitesse, compétition, productivité. Prenons le temps de nous arrêter et de ne rien faire.

Contemplons simplement notre arrêt face à ce grand tout et redécouvrons le rien, ne serait-ce que l’espace de quelques minutes.

Commentaires
3 Commentaires »
Catégories
Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

L’intemporalité

martin | 26 janvier 2007 | 0:09

L’intemporalité, c’est ce qu’on ressent quand on oublie le temps. Ce sentiment de flottement qu’on peut sentir de temps en temps dans diverses situations du quotidien. Mais rarement, nous nous arrêtons et nous en profitons. Car n’est-il pas exceptionnel de pouvoir vivre un moment sans notion temporelle ?
On ne se rend d’ailleurs compte de ce genre de moments souvent qu’a posteriori, un peu comme dans le cas du bonheur. Ainsi, qu’est-ce que l’intemporalité ?

Etre avec quelqu’un qui compte, allongé au calme à l’extérieur, au milieu de nulle part.
Se laisser bercer par le silence environnant ou par le simple bruit de la nature.
Ne rien attendre de ce moment exceptée la simple présence réchauffante de l’autre à ses côtés.
Ne rien imaginer d’autre que le moment présent.
Ne penser à rien d’autre qu’à l’autre à côté de soi.
Profiter du moment et de ce que l’autre dégage comme énergie par sa présence.
Se sentir bien.
Se fondre dans le néant d’une nuit à la belle étoile ou dans les objets chimériques dessinés par le vent et l’imaginaire dans les nuages.
Ressentir sur sa peau détendue le souffle du vent frémissant tout autour.
S’imaginer allongé tout en l’étant.
Se voir en fermant les yeux.
Etre bien et s’en rendre compte.
Se rendre compte que le temps a disparu depuis quelques minutes et qu’on vit ce moment pleinement…

J’appelle cela l’intemporalité !

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

MSN : Messagerie Supra Neuronale ou Instantané de ma messagerie intérieure - Partie 3

martin | 29 novembre 2006 | 23:46
A travers le brouillard de défauts, j’aperçois une lueur d’espoir..

Ce brouillard, il est également celui auquel on pourrait se retrouver confronté lors du départ d’une personne proche de soi. Lors d’un déménagement, d’une orientation différente de celle de nos proches.
La vie n’est pas linéaire, c’est une évidence. On ne vit plus comme autrefois à proximité de ses connaissances, tous dans un même village, n’ayant que quelques encâblures à faire pour aller rencontrer les autres et discuter avec eux.

MSN comme tout autre service de messagerie instantanée permet de revenir en arrière en quelque sorte en créant une sorte de lieu virtuel. On peut aisément ainsi se projeter et imaginer MSN comme étant une longue rue dont chacune des portes de maison donnerait sur le foyer d’une de nos connaissances. On se baladerait ainsi dans cette rue en décidant ou non d’aller frapper à l’une ou l’autre des portes. On pourrait même imaginer organiser des réunions de quartier en invitant plusieurs personnes dans une fenetre de conversation au sein du logiciel.

ce système de messagerie instantanée devient donc une sorte de grand village d’autrefois virtuel. Chacun devient le voisin de quelqu’un pour peu qu’il connaisse simplement son identifiant de compte MSN comme l’habitant de notre village connaissait l’emplacement de la maison de ses amis au sein du village.
C’est en cela qu’on se rend compte que MSN n’est finalement qu’une adaptation des relations que l’homme a toujours eues avec les autres. La seule différence majeure est la facilité apportée par ce logiciel. La position géographique est en effet maintenant totalement indépendante de la relation.

Je pense même que MSN peut permettre aux relations établies de longue date dans la vie réellede perdurer et de se bonifier.

Vers une levée des ihnibitions en guise d’exutoire ?

Le discours sur MSN est en effet très différent de celui que les personnes tiennent face à l’autre. La perte de la valeur des échanges épistolaires avec les dernières générations a accentué l’émergence de ces systèmes de messagerie instantanée et permit de faire sortir ce qui était auparavant écrit dans les lettres.

MSN est devenu avec la génération internet, le moyen de confier à l’autre ce qu’on lui confiait que dans les lettres. La beauté de l’échange épistolaire a presque disparu avec la nouvelle génération, celle que nous pouvons facilement appeler, la génération 2.0, ce terme étant très à la mode en ce moment. Cette génération s’est jeté sur la facilité d’utilisation de ce moyen de communication et plutôt que de se parfaire dans l’écriture de lettres enflammées pour leur moitié, les nouveaux venus du monde technologique préfèrent lui envoyer par MSN des “j’te kiffe”, des “je t’aiiiimme”.
Si on reprend l’image de la rue, on se rend compte d’une certaine levée des inhibitions. Déclarerait-t-on sa flamme devant chez ses amis ou en parlant en même temps à ses voisins ?

Le speed dating par excellence ?

Mais ne se livre-t-on pas plus par ce biais là comme il était d’usage de le faire dans les lettres ? N’est-ce pas dommage de s’offrir à l’autre en instantané, d’une façon impropre à cet usage ?
Je ne sais pas quoi en penser mais il me semble que ce système de fonctionnement a tendance à accentuer le côté “jetable” de l’autre. Les écrits de MSN sont des paroles orales transmises par voie écrite mais elles veulent bien souvent être le vecteur du poids des écrits épistolaires. Tout cela conduit donc à une paupérisation du sens de ce qu’on veut transmettre à l’autre. On commence et on termine donc une relation de façon beaucoup plus rapide par MSN. On ne prend plus le temps de se saluer, ni de dire au revoir quand on cesse la communication avec l’autre.

Conclusion

Au terme de cette troisième partie. Que retenir de tout ce qui a été énuméré ?

Il faut remettre en question le logiciel certes mais ne pas oublier que ce logiciel est avant tout ce que les utilisateurs, vous comme moi en faisons.

Personne ne nous oblige à avoir certains comportements comme ceux décrits dans ces trois parties.
Je retiendrai le gros point positif de MSN. Le contact avec l’autre. Que cette personne soit un proche, un simple collègue de travail, un(e) confident(e), MSN est un moyen d’améliorer sa relation à cette personne et de la faire grandir. Pourquoi ne pas imaginer une évolution positive majeure de cette relation dans le vrai monde grâce à MSN ?

On ne sait jamais de quoi le lendemain sera fait. MSN peut rassembler les gens et faire fructifier les relations. Ne nous en servons pas comme d’un simple utilitaire mais vraiment comme d’un vivier pour nos relations aux autres.

Commentaires
1 Commentaire »
Catégories
Pensées
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires

« Entrées Précédentes Entrées Suivantes »

Me suivre

Suivre @martinregent

Liens

  • Le portail du Vélo
  • Mon Facebook
  • Mon Google +
  • Mon Profil LinkedIn
  • Mon profil Viadeo
  • Mon Twitter
  • Recherche ebook gratuit

En ce moment, je lis :

Menu

  • 3615 Ma Life (33)
  • Coups de coeur (57)
  • Film (2)
  • High Tech (54)
  • Humeur (58)
  • livres (57)
  • Musique (10)
  • Non classé (16)
  • Pensées (48)
  • Photos (10)
  • Poésie (4)
  • Récit Caravane (1)
  • Séries TV (7)
  • Test matos (7)
  • Vélo (10)
rss Flux rss des commentaires
© Martin Régent