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	<title>Commentaires sur : Le livre électronique a un prix&#8230;.</title>
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	<description>Blog personnel de Martin Régent : Réflexions ((f)utiles...?) sur un monde ((f)utile...?)</description>
	<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 04:33:12 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Martin</title>
		<link>http://mregent.com/blog/2008/11/le-livre-electronique-a-un-prix/#comment-5484</link>
		<dc:creator>Martin</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 12:02:07 +0000</pubDate>
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		<description>Merci de ton commentaire très bien construit.
Tu as entièrement raison malheureusement pour le consommateur fan de nouveautés que je suis :S
C'est super frustrant de se rendre compte de ce que tu expliques.

Cependant, avec un tel prix, ne penses-tu pas que les éditeurs français risquent de se faire dépassés par les géants notamment américains ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci de ton commentaire très bien construit.<br />
Tu as entièrement raison malheureusement pour le consommateur fan de nouveautés que je suis :S<br />
C&#8217;est super frustrant de se rendre compte de ce que tu expliques.</p>
<p>Cependant, avec un tel prix, ne penses-tu pas que les éditeurs français risquent de se faire dépassés par les géants notamment américains ?</p>
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		<title>Par : Olivier Descout</title>
		<link>http://mregent.com/blog/2008/11/le-livre-electronique-a-un-prix/#comment-5483</link>
		<dc:creator>Olivier Descout</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 09:44:47 +0000</pubDate>
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		<description>Il me semble que tu confonds 2 choses ici, Martin : le coût de production et le prix de vente. Sur les échelles de temps qui nous intéressent ici, il n’y a aucune raison pour que les deux soient identiques ou même proches. Certes, dans le système économique qui est le nôtre, ils ont tendance à se rapprocher, lorsqu’on est en situation de concurrence économique non faussée et qu’on se place sur des échelles de temps longues. Mais ce rapprochement n’est pas systématique. Et il ne l’est jamais quand le secteur économique n’est pas vraiment soumis à une concurrence économique non faussée, comme c’est le cas dans le secteur du livre.

Je vais illustrer mon propos avec 2 exemples économiques qui n’ont rien à voir avec le livre :

* Imagine que tu veuilles acheter une voiture. Tu vas voir ton concessionnaire favori, mettons pour l’exemple Renault, qui te propose une Clio à 11 960 € TTC. Elle te convient, mais tu décides de ne pas la prendre pas aujourd’hui. Le lendemain, tu te repointes chez le même concessionnaire pour acheter une voiture, mais pour le compte de ton entreprise, cette fois : tu vas acheter un « véhicule d’entreprise ». Tu sais que ces véhicules-là sont payés hors taxe et non TTC. Donc tu te dis : je vais prendre la Clio que le vendeur m’a présentée hier, et elle coûtera 11 960 € moins la TVA à 19,6%, soit 10 000 € tout rond. Et là, le vendeur te propose bien la Clio de la veille, avec les sièges arrières en moins (véhicule d’entreprise oblige), mais au tarif de... 11 960 € HT ! Très exactement le prix de la veille, mais marqué hors taxe cette fois ! Comment c’est possible ?!? C’est pourtant la même voiture !

* Il n’y a encore pas si longtemps, il y avait 2 taux de TVA différents dans le secteur de la restauration : à emporter, la nourriture se voyait appliquer un taux de 5,5% ; sur place, la même nourriture était taxée à 19,6%. Quand on achetait pour 6 € de nourriture chez McDo, par exemple, pour la manger sur place, on payait la nourriture 5,02 € HT environ, et le reste sous forme de TVA. Mais si l’on la prenait la même nourriture à emporter, on ne la payait pas 5,30 € TTC (5,02 € HT + les 5,5% de TVA), mais bien 6 € TTC. Autrement dit, le seul fait de la prendre « à emporter » faisait passer le prix de cette nourriture de 5,02 € HT à 5,69 € HT. Comment c’est possible ?!? C’est pourtant exactement la même nourriture !

La raison est que le prix de vente correspond à un prix de marché, qui n’a rien à voir avec le coût de production. Pour en revenir au livre, si tous les éditeurs s’accordent, de manière implicite (c’est-à-dire qu’ils n’ont pas besoin pour cela de se mettre explicitement d’accord : chacun fait juste le même raisonnement dans son coin) pour que le prix du livre numérique soit légèrement inférieur au prix du livre papier, alors le prix de marché, donc le prix de vente, sera celui-là.

Je vais donner encore un autre exemple : les téléviseurs de très grande taille. Lorsque les premiers écrans plasmas sont apparus il n’y a pas si longtemps, tout le monde les trouvait magnifiques. La Fnac pouvait faire trôner une belle dalle 50 pouces à l’entrée de chacun de ses magasins, et il y avait toujours du monde pour l’admirer. Son prix ? 120 000 € (oui, oui, tu as bien lu : cent vingt mille euros.) Plusieurs marques ont sorti un modèle d’écran plasma, et à chaque fois il était proposé à ce niveau de prix-là. Bref, c’était le prix du marché à ce moment-là.

Est-ce que pour autant, le prix de ce type de produits est durablement resté à ce niveau-là ? Il me semble que non ;-) . Pourquoi, alors, n’avoir pas proposé un prix plus « raisonnable » dès le départ ? Réponse : parce que même à ce niveau de prix, il y a des gens qui achèteront, parce qu’ils sont suffisamment geeks pour acheter quel que soit le niveau de prix, même lorsqu’il est délirant. Proposer dès le départ un prix « raisonnable » quand on est le vendeur, c’est se priver de cette manne d’argent-là, qui, mine de rien, est considérable. Les éditeurs ne font qu’appliquer cette réalité-là. Et cela a aussi deux autres avantages, que l’expérience confirme : 1) tous les acheteurs potentiels qui trouvent aujourd’hui le produit « livre électronique » trop cher, mais qui bavent malgré tout devant, seront plus nombreux à se jeter dessus lorsque le prix de ce produit baissera, que s’il avait été proposé dès le départ à un prix plus « raisonnable ». 2) De plus, le niveau de ce qui est un prix « raisonnable » aura changé entre temps. A force de baver sans acheter parce que c’est un peu trop cher, ces acheteurs auront fait monter ce qu’ils considèrent être un prix « raisonnable » (c’est un mécanisme psychologique que les anglo-saxons appellent « &lt;i&gt;baseline shifting&lt;/i&gt; ») : dans un an ou deux, ils seront prêts à acheter 8 ou 9 € un produit qu’aujourd’hui, ils ne seraient prêts à payer que 5 ou 6 €.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il me semble que tu confonds 2 choses ici, Martin : le coût de production et le prix de vente. Sur les échelles de temps qui nous intéressent ici, il n’y a aucune raison pour que les deux soient identiques ou même proches. Certes, dans le système économique qui est le nôtre, ils ont tendance à se rapprocher, lorsqu’on est en situation de concurrence économique non faussée et qu’on se place sur des échelles de temps longues. Mais ce rapprochement n’est pas systématique. Et il ne l’est jamais quand le secteur économique n’est pas vraiment soumis à une concurrence économique non faussée, comme c’est le cas dans le secteur du livre.</p>
<p>Je vais illustrer mon propos avec 2 exemples économiques qui n’ont rien à voir avec le livre :</p>
<p>* Imagine que tu veuilles acheter une voiture. Tu vas voir ton concessionnaire favori, mettons pour l’exemple Renault, qui te propose une Clio à 11 960 € TTC. Elle te convient, mais tu décides de ne pas la prendre pas aujourd’hui. Le lendemain, tu te repointes chez le même concessionnaire pour acheter une voiture, mais pour le compte de ton entreprise, cette fois : tu vas acheter un « véhicule d’entreprise ». Tu sais que ces véhicules-là sont payés hors taxe et non TTC. Donc tu te dis : je vais prendre la Clio que le vendeur m’a présentée hier, et elle coûtera 11 960 € moins la TVA à 19,6%, soit 10 000 € tout rond. Et là, le vendeur te propose bien la Clio de la veille, avec les sièges arrières en moins (véhicule d’entreprise oblige), mais au tarif de&#8230; 11 960 € HT ! Très exactement le prix de la veille, mais marqué hors taxe cette fois ! Comment c’est possible ?!? C’est pourtant la même voiture !</p>
<p>* Il n’y a encore pas si longtemps, il y avait 2 taux de TVA différents dans le secteur de la restauration : à emporter, la nourriture se voyait appliquer un taux de 5,5% ; sur place, la même nourriture était taxée à 19,6%. Quand on achetait pour 6 € de nourriture chez McDo, par exemple, pour la manger sur place, on payait la nourriture 5,02 € HT environ, et le reste sous forme de TVA. Mais si l’on la prenait la même nourriture à emporter, on ne la payait pas 5,30 € TTC (5,02 € HT + les 5,5% de TVA), mais bien 6 € TTC. Autrement dit, le seul fait de la prendre « à emporter » faisait passer le prix de cette nourriture de 5,02 € HT à 5,69 € HT. Comment c’est possible ?!? C’est pourtant exactement la même nourriture !</p>
<p>La raison est que le prix de vente correspond à un prix de marché, qui n’a rien à voir avec le coût de production. Pour en revenir au livre, si tous les éditeurs s’accordent, de manière implicite (c’est-à-dire qu’ils n’ont pas besoin pour cela de se mettre explicitement d’accord : chacun fait juste le même raisonnement dans son coin) pour que le prix du livre numérique soit légèrement inférieur au prix du livre papier, alors le prix de marché, donc le prix de vente, sera celui-là.</p>
<p>Je vais donner encore un autre exemple : les téléviseurs de très grande taille. Lorsque les premiers écrans plasmas sont apparus il n’y a pas si longtemps, tout le monde les trouvait magnifiques. La Fnac pouvait faire trôner une belle dalle 50 pouces à l’entrée de chacun de ses magasins, et il y avait toujours du monde pour l’admirer. Son prix ? 120 000 € (oui, oui, tu as bien lu : cent vingt mille euros.) Plusieurs marques ont sorti un modèle d’écran plasma, et à chaque fois il était proposé à ce niveau de prix-là. Bref, c’était le prix du marché à ce moment-là.</p>
<p>Est-ce que pour autant, le prix de ce type de produits est durablement resté à ce niveau-là ? Il me semble que non <img src='http://mregent.com/blog/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> . Pourquoi, alors, n’avoir pas proposé un prix plus « raisonnable » dès le départ ? Réponse : parce que même à ce niveau de prix, il y a des gens qui achèteront, parce qu’ils sont suffisamment geeks pour acheter quel que soit le niveau de prix, même lorsqu’il est délirant. Proposer dès le départ un prix « raisonnable » quand on est le vendeur, c’est se priver de cette manne d’argent-là, qui, mine de rien, est considérable. Les éditeurs ne font qu’appliquer cette réalité-là. Et cela a aussi deux autres avantages, que l’expérience confirme : 1) tous les acheteurs potentiels qui trouvent aujourd’hui le produit « livre électronique » trop cher, mais qui bavent malgré tout devant, seront plus nombreux à se jeter dessus lorsque le prix de ce produit baissera, que s’il avait été proposé dès le départ à un prix plus « raisonnable ». 2) De plus, le niveau de ce qui est un prix « raisonnable » aura changé entre temps. A force de baver sans acheter parce que c’est un peu trop cher, ces acheteurs auront fait monter ce qu’ils considèrent être un prix « raisonnable » (c’est un mécanisme psychologique que les anglo-saxons appellent « <i>baseline shifting</i> ») : dans un an ou deux, ils seront prêts à acheter 8 ou 9 € un produit qu’aujourd’hui, ils ne seraient prêts à payer que 5 ou 6 €.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Un monde de procrastination &#187; Orange, SFR et Bouygues vont-ils encore laisser passer la poule aux œufs d’or avec le livre électronique ?</title>
		<link>http://mregent.com/blog/2008/11/le-livre-electronique-a-un-prix/#comment-5227</link>
		<dc:creator>Un monde de procrastination &#187; Orange, SFR et Bouygues vont-ils encore laisser passer la poule aux œufs d’or avec le livre électronique ?</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 23:52:46 +0000</pubDate>
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		<description>[...] qu’un livre soit vendu au même prix en version électronique qu’en version papier, nous l’avions d’ailleurs abordé auparavant. Il faut donc prévoir des tarifs attractifs. On peut également imaginer de bundler des ouvrages. [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] qu’un livre soit vendu au même prix en version électronique qu’en version papier, nous l’avions d’ailleurs abordé auparavant. Il faut donc prévoir des tarifs attractifs. On peut également imaginer de bundler des ouvrages. [...]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Un monde de procrastination &#187; Presse en ligne - Quel modèle économique ?</title>
		<link>http://mregent.com/blog/2008/11/le-livre-electronique-a-un-prix/#comment-1406</link>
		<dc:creator>Un monde de procrastination &#187; Presse en ligne - Quel modèle économique ?</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 16:24:05 +0000</pubDate>
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		<description>[...] en version électronique un journal au même prix que dans sa version papier ? Cela me semble être le même souci que pour les e-books. Cela risque de ne jamais percer. Alors qu&#8217;avec un prix limité, le nombre de ventes serait [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] en version électronique un journal au même prix que dans sa version papier ? Cela me semble être le même souci que pour les e-books. Cela risque de ne jamais percer. Alors qu&#8217;avec un prix limité, le nombre de ventes serait [...]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Damien</title>
		<link>http://mregent.com/blog/2008/11/le-livre-electronique-a-un-prix/#comment-134</link>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 22:36:11 +0000</pubDate>
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		<description>Je ne sais pas ce que ça vaut, mais il existe des livres électroniques libres de droits, donc gratuits.
Exemple ici : http://www.ebooksgratuits.com

Je ne m'étais jamais renseigné sur le prix des livres électroniques, mais je m'attendais à un prix bien plus faible que celui que tu nous donnes Martin.

Par contre pour les DRM ça finira par devenir comme la musique : très peu de plate-forme de téléchargement poursuivent l'aventure des DRM.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas ce que ça vaut, mais il existe des livres électroniques libres de droits, donc gratuits.<br />
Exemple ici : <a href="http://www.ebooksgratuits.com" rel="nofollow">http://www.ebooksgratuits.com</a></p>
<p>Je ne m&#8217;étais jamais renseigné sur le prix des livres électroniques, mais je m&#8217;attendais à un prix bien plus faible que celui que tu nous donnes Martin.</p>
<p>Par contre pour les DRM ça finira par devenir comme la musique : très peu de plate-forme de téléchargement poursuivent l&#8217;aventure des DRM.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Emmanuel</title>
		<link>http://mregent.com/blog/2008/11/le-livre-electronique-a-un-prix/#comment-131</link>
		<dc:creator>Emmanuel</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 13:11:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://mregent.com/blog/?p=191#comment-131</guid>
		<description>Les éditeurs ne sont pas prêts à laisser se démocratiser le livre électronique. En proposant les ouvrages en version électronique au même prix que ceux en version papier, les éditeurs condamnent les devices à une diffusion confidentielle auprès de quelques geeks. Ils prennent aussi au passage une marge énorme sur les ouvrages vendus, l'équivalent des coûts d'impression et de logistique.

Déjà en 2000, le e-book de Thomson, engin assez rustique mais c'était le premier du genre, avait fait un bide (50 000 ventes worldwide).

Il est fort probable qu'il en sera de même pour tous les derniers devices, puisque le contexte économique n'a pas changé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les éditeurs ne sont pas prêts à laisser se démocratiser le livre électronique. En proposant les ouvrages en version électronique au même prix que ceux en version papier, les éditeurs condamnent les devices à une diffusion confidentielle auprès de quelques geeks. Ils prennent aussi au passage une marge énorme sur les ouvrages vendus, l&#8217;équivalent des coûts d&#8217;impression et de logistique.</p>
<p>Déjà en 2000, le e-book de Thomson, engin assez rustique mais c&#8217;était le premier du genre, avait fait un bide (50 000 ventes worldwide).</p>
<p>Il est fort probable qu&#8217;il en sera de même pour tous les derniers devices, puisque le contexte économique n&#8217;a pas changé.</p>
]]></content:encoded>
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